Écouter son désir : quand le corps sait avant la tête
Beaucoup de personnes arrivent en séance avec cette phrase :
« Je ne sais plus ce que je désire. »
Elles cherchent une réponse, une cause, parfois même un défaut à réparer. Et pourtant, très souvent, le désir n’a pas disparu. Il s’est simplement fait discret.
Le corps, lui, continue de parler. Mais nous avons appris à l’écouter de moins en moins.
Quand le mental prend toute la place
Nous vivons dans une société qui valorise l’analyse, le contrôle, la performance. Même dans la sexualité, il faudrait comprendre, réussir, faire « comme il faut ».
Alors le mental s’invite partout : il observe, compare, doute, anticipe. Il veut savoir pourquoi ça ne fonctionne plus, pourquoi le désir ne vient pas, pourquoi le plaisir est irrégulier.
Pendant ce temps, le corps envoie des signaux plus subtils : une tension, un retrait, une fatigue, parfois un élan très doux. Mais ces signaux sont souvent ignorés, minimisés ou interprétés comme un problème.
Le corps n’est pas cassé, il s’adapte
Le désir n’est pas une machine qui tombe en panne.
Il est une énergie vivante, sensible au contexte, à l’histoire, aux émotions, aux blessures parfois anciennes.
Quand le corps se ferme, se fige ou se fait silencieux, ce n’est pas une défaillance. C’est souvent une forme de protection.
Protection contre une pression, une attente, une peur de ne pas être à la hauteur, ou simplement contre un rythme trop rapide.
Comprendre cela change profondément le regard que l’on porte sur soi.
On ne cherche plus à forcer le désir à revenir, mais à créer les conditions pour qu’il se sente en sécurité.
Écouter plutôt que provoquer
Écouter son désir ne signifie pas immédiatement agir ou passer à l’acte.
C’est d’abord une posture intérieure.
Cela peut commencer par quelque chose de très simple :
prendre un instant, respirer, sentir son corps posé là où il est.
Observer sans juger : est-ce que je me sens tendu·e ? fatigué·e ? curieux·se ? fermé·e ? vivant·e ?
Il n’y a rien à réussir. Rien à provoquer.
Juste accueillir ce qui est présent, même si cela semble pauvre, flou ou silencieux.
Le désir parle doucement
Contrairement à l’excitation, le désir ne crie pas.
Il murmure. Il se manifeste parfois par une envie de contact, parfois par un besoin de solitude, parfois même par un refus clair.
Apprendre à l’écouter, c’est accepter qu’il ne ressemble pas toujours à ce que l’on attendait.
C’est aussi reconnaître que le désir évolue, se transforme, et qu’il peut renaître autrement.
Un premier pas vers soi
Réapprendre à écouter son désir commence souvent par un geste très simple :
arrêter de se demander ce qui ne va pas,
et commencer à écouter ce qui est vivant.
Le corps n’a pas besoin d’être forcé.
Il a besoin d’être entendu.
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